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*A*

Liste : abeille ; araignĂ©e ;


Abeille

 

GĂ©nĂ©ralitĂ©s :

 

Nom : Abeille (une)

Embranchement : Arthropodes

Classe : Insectes

Ordre : HymĂ©noptères

Sous-ordre : Apocrites

Super-famille : ApoĂŻdes

Famille : ApidĂ©s

Sous-famille : ApinĂ©s

Genre : Les principaux genres en Europe sont les Andrena, les Hallictus, les Bombus et les Psithyrus.

Taille : Quelques centimètres mais la reine est beaucoup plus grosse que les ouvrières ou les mâles.

Poids : En gramme.

Nourriture : La nourriture de la reine quasi exclusive est une sĂ©crĂ©tion, appelĂ©e gelĂ©e royale, produite par les glandes situĂ©es dans la tĂŞte des ouvrières.

Milieux :

DĂ©fense : Le mâle des abeilles domestiques, ou faux bourdon, ne porte pas dÂ’aiguillon : il est donc sans dĂ©fense. La reine possède un aiguillon incurvĂ© et lisse dont elle peut se servir de façon rĂ©pĂ©tĂ©e sans mettre en danger sa propre vie, alors que les ouvrières sont armĂ©es dÂ’un aiguillon droit Ă  barbes, qui reste fermement ancrĂ© dans la chair de la victime ; en essayant de se dĂ©gager, lÂ’ouvrière dĂ©chire une partie de son abdomen et meurt peu de temps après.

Sens : Leur vue et leur odorat sont particulièrement dĂ©veloppĂ©s. La vue permet aux abeilles de sÂ’orienter, de reconnaĂ®tre les fleurs et ce grâce aux couleurs, Ă  la forme des objets et plus particulièrement Ă  la texture. Mais lĂ  encore, lÂ’odorat lui est utile et plus particulièrement pour lÂ’identification des fleurs. Grâce Ă  un sens tactile aigu, elle peut Ă©galement reconnaĂ®tre la forme des objets quÂ’elle palpe et dispose certainement dÂ’autres facultĂ©s sensorielles encore mal connues, comme la perception des mouvements.
Concernant l’ouïe, paradoxalement, les abeilles n’en ont pas ; l’abeille percevrait uniquement les vibrations de supports solides. Par exemple, une ruche qui découvre qu’on vient de lui prendre sa reine émet un long bruissement d’inquiétude. Les bruissements de la ruche sont également variés selon les situations et servent à faire rapidement passer une information à toute la colonie. Les pattes de l’abeille semblent particulièrement sensibles à ces vibrations du sol, c’est pourquoi il faudrait parler d’un ¨sens vibratoire¨ plutôt que d’ouïe.
Ce sens vibratoire peut, comme lÂ’odorat, le toucher et la vue, servir de moyen de communication entre les abeilles.

Reproduction : LorsquÂ’un ovule passe de lÂ’ovaire Ă  lÂ’oviducte, il peut ĂŞtre fĂ©condĂ© ou non par les spermatozoĂŻdes de la spermathèque. Un ovule fĂ©condĂ© donnera naissance Ă  une abeille femelle, soit reine, soit ouvrière, et un ovule non fĂ©condĂ© Ă  une abeille mâle. Les abeilles peuvent donc se reproduire par parthĂ©nogenèse*.

La reine pond les œufs destinés à être des reines dans des alvéoles particulières. Les larves qui en éclosent sont nourries par les ouvrières, avec de la gelée royale. Les alvéoles sont ensuite obturées et les larves qui y sont enfermées se transforment en nymphes protégées par un cocon. À l’issue de la métamorphose, une reine s’extrait de l’alvéole.

Les ouvrières sont élevées dans des alvéoles beaucoup plus petites, disposées horizontalement. Les futures ouvrières ne reçoivent de la gelée royale que pendant les deux premiers jours de leur développement. Cette différence dans l’alimentation pendant la période larvaire est à l’origine des différences anatomiques et fonctionnelles entre reines et ouvrières.

*parthĂ©nogenèse : DĂ©veloppement en un individu complet dÂ’un ovule non fĂ©condĂ©.

Temps dÂ’incubation : Les Âśufs, qui sont pondus Ă  raison dÂ’un par alvĂ©ole, Ă©closent en trois jours.

DurĂ©e de vie : La durĂ©e de vie moyenne de la reine est de un Ă  trois ans. Les ouvrières dont lÂ’espĂ©rance de vie est dÂ’environ six semaines ont une existence particulièrement active. Après lÂ’accouplement, qui a lieu en vol, le mâle meurt rapidement.

Petit : Le dĂ©veloppement de la reine, de lÂ’Âśuf Ă  lÂ’adulte, demande 16 jours, celui des ouvrières 21 jours, et celui des mâles 24.

Cri : Il existe, chez les abeilles, un système de communication très dĂ©veloppĂ©. Dans ses Ă©tudes sur les abeilles, au dĂ©but des annĂ©es 1900, le zoologiste autrichien Karl von Frisch analysa les nombreuses facettes de leurs moyens de communication. Dans son article de 1923, devenu une rĂ©fĂ©rence, von Frisch dĂ©crit la façon dont une abeille effectue une danse très organisĂ©e lorsquÂ’elle retourne Ă  la ruche, après avoir dĂ©couvert une nouvelle source de nourriture. Si le champ en fleurs est Ă  moins de 90 m de la ruche, elle effectue une danse circulaire ; après avoir avancĂ© de 2 cm environ, elle tourne dans la direction opposĂ©e. De nombreuses abeilles de la ruche suivent de près la danseuse, en imitant ses mouvements. Pendant ce rituel, les autres ouvrières sentent lÂ’odeur des fleurs dont la danseuse a collectĂ© le nectar. Sachant dès lors que la nourriture nÂ’est pas loin de la ruche et connaissant son odeur, les autres abeilles sortent et volent en cercles de plus en plus larges jusquÂ’Ă  ce quÂ’elles la dĂ©couvrent.

Si la nouvelle source de pollen ou de nectar est plus éloignée, et ce jusqu’à 1 500 m, l’exploratrice effectue une danse plus élaborée caractérisée, en particulier, par un vigoureux frétillement de l’abdomen, et par des déplacements le long du diamètre du cercle : la danse prend alors une allure de huit. Chaque mouvement de cette danse semble avoir une signification. Le nombre de tours faits par l’abeille pendant un temps donné informe les autres abeilles sur la distance à parcourir. L’orientation du diamètre du cercle indique la direction de la source de nourriture. Si le parcours en ligne droite est fait vers le haut, la source est en direction du soleil. S’il est fait vers le bas, les abeilles trouveront la nourriture en volant dos au soleil. S’il fait un certain angle avec la verticale, les abeilles devront suivre un cap s’écartant du même angle à droite ou à gauche de la direction du soleil. Les abeilles d’une ruche donnent leurs instructions si clairement qu’il est possible à un observateur entraîné d’interpréter ce langage et de comprendre leurs messages.

Menaces : Les abeilles sont Ă©galement sujettes Ă  de nombreux parasites et maladies. Le couvain peut ĂŞtre la cible de bactĂ©ries très contagieuses qui le dĂ©truisent rapidement. Un protozoaire parasite et un virus provoquent des paralysies mortelles chez les abeilles adultes. Dans de nombreux pays, un acarien parasite se dĂ©veloppe dans les trachĂ©es thoraciques des adultes provoquant de grandes pertes dans les colonies. Aux États-Unis, plus de 150 millions dÂ’abeilles furent dĂ©libĂ©rĂ©ment dĂ©truites par les apiculteurs pour stopper lÂ’avancĂ©e de ce parasite. Un autre acarien, originaire dÂ’Asie, maintenant rĂ©pandu dans le monde entier, attaque les adultes et les larves. Les survivantes donneront des adultes dĂ©formĂ©s incapables de prendre en charge les travaux de la colonie. De nombreuses Ă©quipes de spĂ©cialistes tentent de mettre au point des techniques pour lutter contre ces flĂ©aux qui provoquent de grandes pertes sur le plan Ă©conomique. Elles sont Ă©galement victimes des insecticides dĂ©versĂ©s dans les champs.

PrĂ©dateurs : Les abeilles sont les proies de nombreux insectes et oiseaux.

Autre : Pour produire du miel et de la cire, les abeilles doivent collecter le pollen et le nectar des fleurs. Elles passent donc une grande partie de leur vie Ă  lÂ’extĂ©rieur et leur organisme est souvent malmenĂ© par le mauvais temps. Pendant lÂ’Ă©tĂ©, les ouvrières doivent emmagasiner suffisamment de nourriture pour tout lÂ’hiver. Une abeille peut mourir de faim si elle reste un seul jour sans manger.

 

1- Présentation

 

Abeille, insecte appartenant à l’ordre des hyménoptères, se nourrissant de miel, de pollen et de nectar, et dont la particularité est de produire du miel, et de la cire.

 

Le corps des abeilles est très poilu. Leurs membres sont adaptés à la récolte du pollen, et leurs mandibules, transformées en trompe, permettent de prélever le nectar des fleurs. Les femelles, et elles seules, sont équipées pour le transport du pollen : les tibias de la troisième paire de pattes sont aplatis et munis de poils raides qui forment une corbeille destinée à recueillir la pelote de pollen. Chez certaines abeilles, ces poils raides se trouvent sur le ventre, constituant une brosse ventrale. Le vol des abeilles est bruyant. Celui de l’abeille charpentière, l’une des plus grosses espèces, noire à reflets bleus, est particulièrement impressionnant, mais cette abeille est inoffensive.

 

Sur le plan écologique, les abeilles sont très utiles car elles participent à la pollinisation des plantes cultivées comme les arbres fruitiers, les légumes et le fourrage, mais également de nombreuses plantes sauvages. Les abeilles font partie, avec les vers à soie, des rares espèces d’insectes à être domestiquées. L’abeille domestique, mellifère, dérive d’une abeille sauvage sociale ayant construit ses sociétés dans les ruches que l’Homme lui a imposées. À la différence des autres espèces d’abeilles, les abeilles domestiques n’hivernent pas.

 

2- Organisation sociale

 

De nombreuses abeilles sont solitaires, comme l’abeille charpentière, qui creuse son nid dans le bois, ou certaines halictes, qui construisent leur nid dans le sol, mais les abeilles stricto sensu, les plus évoluées, sont des insectes sociaux. Les bourdons sont de grosses abeilles très poilues, dont les formes supérieures sont également sociales. Toutefois, leurs colonies ne durent qu’une année, et seules les femelles fécondées à l’automne hivernent. Au printemps, elles créeront de nouvelles sociétés, le plus souvent sous terre, dans un ancien nid de souris.

 

Toutes les espèces sociales, qui ne peuvent vivre qu’en tant que membres d’une colonie, produisent de la cire, employée à la construction des nids et mélangée à d’autres matériaux comme la résine. Les abeilles mellifères, toutefois, utilisent de la cire pure.

 

Les communautés d’abeilles comprennent trois types d’individus anatomiquement différents : la reine (femelle), les faux bourdons (mâles) et les ouvrières (femelles stériles). Ces castes assurent différentes fonctions dans la colonie, et chacune possède ses propres comportements stéréotypés, qui lui permettent de subvenir aux besoins de la colonie.

 

2.1- La reine

 

La reine est la seule femelle fertile de la communauté. Elle est donc la mère de tous les individus qui la composent : les faux bourdons, les ouvrières et les futures reines. Sa capacité à pondre est très importante. Sa production journalière dépasse souvent 1 500 œufs, dont la masse est égale à celle de son propre corps.

 

Anatomiquement, la reine est très différente des mâles et des ouvrières. Son corps est plus long, son abdomen beaucoup plus gros. Ses mandibules sont armées de bords tranchants, tandis que ses descendantes ont des mandibules lisses. La reine n’a pas non plus les appendices des ouvrières : paniers à pollen, glandes sécrétrices de cire et sac à miel bien développé.

 

2.2- L’ouvrière

 

Les ouvrières sont toujours beaucoup plus nombreuses que les mâles. Dans la ruche d’une région tempérée, le nombre d’ouvrières est compris entre 8 000 et 15 000 individus au printemps, mais peut dépasser 80 000 au début de l’été. Les ouvrières sont incapables de s’accoupler et donc de se reproduire. Elles sécrètent la cire, construisent les alvéoles, récoltent le nectar, le pollen et l’eau, transforment le nectar en miel, nettoient la ruche et, si nécessaire, la défendent contre les prédateurs.

 

Le pollen est la principale source de protéines, de corps gras, de minéraux et de vitamines essentiels à la croissance de tous les habitants de la ruche. Les abeilles adultes peuvent subsister avec une alimentation exclusivement glucidique, composée de miel ou de sucre. Outre la récolte et la conservation de la nourriture pour la communauté, les ouvrières sont responsables du maintien du couvain à la température de 34 °C, température optimale pour l’éclosion des œufs et la croissance des jeunes. Lorsque la ruche devient trop chaude, les ouvrières la rafraîchissent en battant des ailes. Quand le temps est froid, elles se serrent autour des alvéoles pour les réchauffer. Les larves sont nourries de gelée royale pendant les deux premiers jours, puis de pollen, de nectar ou de miel. Chacune des centaines de larves d’une ruche doit être nourrie plusieurs fois par jour.

 

Pendant les trois premières semaines de leur vie adulte, les ouvrières s’emploient, entre autres, à construire les rayons, nettoyer et polir les alvéoles, nourrir les jeunes et la reine, contrôler la température, évaporer l’eau du nectar jusqu’à ce qu’il prenne une consistance de miel épais. Après cette période, elles vont récolter le nectar sur les fleurs et défendent la ruche.

 

2.3- Le mâle

 

Il n’a ni panier à pollen ni glandes à cire, et ne peut sécréter de gelée royale. Sa seule fonction est de s’accoupler avec les nouvelles reines. Il y a quelques années, les spécialistes estimaient que la reine ne s’accouplait qu’une fois dans sa vie, mais de récentes études ont démenti ce fait. La reine s’accouple généralement avec cinq ou six mâles en l’espace de quelques jours. Les spermatozoïdes, cellules germinales ou gamètes mâles, se dirigent vers un petit organe en forme de sac appelé spermathèque, situé dans l’abdomen de la reine, où ils sont stockés pendant toute la vie de la reine. Les mâles sont présents dans les ruches au printemps et en été. Quand l’automne approche, chassés de la ruche par les ouvrières, ils sont condamnés à mourir.

 

3- Activités

 

La reine et ses ouvrières coopèrent pour le bien-être de l’ensemble de la colonie. La perfection et le développement ordonné d’une communauté d’abeilles est un sujet d’étude fascinant. Les divers travaux sont effectués par des groupes d’âge différents. Les adultes les plus jeunes commencent généralement leur vie comme nettoyeurs et polisseurs de cellules. Les ouvrières plus âgées construisent les alvéoles, nourrissent les centaines de jeunes abeilles, prennent soin de la reine, réchauffent ou refroidissent la ruche, en gardent l’entrée, évacuent les morts et, finalement, rapportent le nectar et le pollen à la ruche. Au centre de cette activité se trouve la reine, productrice de phéromones, qui déterminent une grande partie de la vie de la colonie.

 

Les abeilles rapportent à la ruche le nectar prélevé sur les fleurs. Elles reviennent avec un plein sac à miel, qu’elles vident de son contenu dans la bouche d’une jeune ouvrière, appelée abeille nourricière. Cette dernière dépose le nectar dans une alvéole et effectue les opérations nécessaires à sa conversion en miel. Lorsque le miel est bien épais, l’alvéole est scellée par un couvercle de cire imperméable à l’air. Jeunes et vieilles ouvrières participent ainsi à la constitution des provisions de miel pour l’hiver.

 

Le pollen est rapporté à la ruche sur les pattes postérieures des ouvrières et placé directement dans les alvéoles. Le choix des fleurs butinées n’est pas fait au hasard. Il est, au contraire, très sélectif. Cette sélectivité de l’abeille explique son rôle prépondérant dans la reproduction des végétaux (si les ouvrières passaient d’une espèce à l’autre, la pollinisation ne serait pas aussi efficace).

 

5- Pollinisation des cultures

 

L’importance de l’abeille domestique pour l’agriculture est fondamentale à cause de son rôle dans la pollinisation. Les cultures qui dépendent entièrement de ces insectes pour leur pollinisation, ou qui produisent plus en présence d’abeilles sont particulièrement nombreuses : amandier, pommier, abricotier, avocatier, mûrier, cerisier, groseillier, vigne, manguier, pêcher, poirier, prunier, framboisier, fraisier, luzerne, asperge, brocoli, chou de Bruxelles, chou-fleur, carotte, trèfle, cotonnier, concombre, oignon, radis, courgette et navet.

 

Le pollen de ces plantes est trop lourd pour être porté par le vent, c’est pourquoi les insectes pollinisateurs sont indispensables. Ces grains de pollen, très gluants, se collent facilement sur le corps de l’insecte. L’abeille domestique présente un avantage indéniable : elle peut être transportée dans les lieux où sa fonction de pollinisatrice est nécessaire. De plus, elle produira un miel de goût et de qualité différents selon l’espèce de fleur butinée.


Araignée

 

GĂ©nĂ©ralitĂ©s :

 

Nom : AraignĂ©e (une)

Embranchement : Arthropodes

Sous-embranchement : ChĂ©licĂ©rates

Classe : Arachnides

Ordre : AranĂ©ides

Sous-ordre : Les arachnides sont par ailleurs divisĂ©es en deux sous-ordres qui ne sont pas unanimement reconnus par les spĂ©cialistes. Le sous-ordre des mĂ©sothĂ©lĂ©s groupe quelques formes primitives creusant un terrier. Le sous-ordre des opisthothĂ©lĂ©s rassemble deux infra-ordres.

Infra-ordre : Celui des mygalomorphes est constituĂ© par les espèces Ă  « mâchoires droites », gĂ©nĂ©ralement de grande taille comme les mygales et l'infra-ordre des aranĂ©omorphes. Il comprend les formes les plus courantes et les plus visibles comme les araignĂ©es orbitèles, l'araignĂ©e-loup et les araignĂ©es sauteuses.

Taille : La majoritĂ© d'entre elles mesurent moins de 1 cm mais la plus grande atteint environ 30 cm.

Poids : Les araignĂ©es ne pèsent que quelques grammes.

Nourriture : Les araignĂ©es, gĂ©nĂ©ralement carnivores, se nourrissent exclusivement de proies vivantes qu'elles peuvent saisir avec leurs pĂ©dipalpes ou capturer avec leurs toiles. De nombreuses espèces d'araignĂ©es attrapent leurs proies sans l'aide d'une toile : elles les chassent activement ou se tiennent en embuscade. La plupart des araignĂ©es se camouflent parfaitement sur les fleurs grâce Ă  leur couleur et Ă  leur forme.

Milieux : Les araignĂ©es sont rĂ©pandues dans le monde entier et leur population est très nombreuse.

DĂ©fense : La morsure de certaines araignĂ©es de grande taille peut ĂŞtre douloureuse pour l'Homme, mais chez la majoritĂ© des espèces, les chĂ©licères sont trop petits pour percer la peau. Les chĂ©licères comportent presque toujours des glandes Ă  venin. En fait, seul un petit nombre d'araignĂ©es reprĂ©sente un danger pour l'Homme. En Europe et en France, il s'agit principalement de la veuve noire et de ses proches parents. Leur morsure, douloureuse, peut provoquer, entre autres symptĂ´mes, une perte de connaissance et des difficultĂ©s respiratoires. Bien que cette morsure soit rarement mortelle, en particulier si elle est infligĂ©e Ă  un adulte en bonne santĂ©, elle requiert des soins immĂ©diats.

Sens : Elles utilisent principalement la vue si elles se nourrissent pendant la journĂ©e, et le toucher si elles se nourrissent la nuit.

Reproduction : Chez les araignĂ©es, les sexes sont sĂ©parĂ©s, et les Âśufs sont fĂ©condĂ©s par copulation. Les orifices gĂ©nitaux du mâle et de la femelle sont situĂ©s sur l'abdomen. Les organes copulatoires (ou bulbes) du mâle, situĂ©s sur les pĂ©dipalpes, ont une structure complexe. Après avoir tissĂ© une toile de petite taille, le mâle y dĂ©pose son sperme, qu'il transfère ensuite dans ses bulbes. L'accouplement lui permet de dĂ©poser son sperme Ă  l'intĂ©rieur de l'organe gĂ©nital femelle, oĂą ce dernier peut rester pendant une longue pĂ©riode.

La parade nuptiale est souvent remarquable. Chez les araignées dotées d'organes visuels évolués, on observe des rituels d'accouplement complexes. Le mâle signale son approche à la femelle en agitant sa toile. Dans bien des cas, l'accouplement représente une aventure dangereuse pour le mâle, car il risque d'être dévoré par la femelle.

Les mâles sont généralement plus petits que les femelles, surtout si celles-ci ont tendance à être sédentaires. Ils atteignent plus tôt leur maturité, et un accouplement précoce améliore leurs facultés reproductrices. Les œufs sont pondus dans des cocons qui sont souvent gardés ou portés par la femelle.

DurĂ©e de vie : La plupart des espèces ne vivent qu'un ou deux ans, bien que certains mygalomorphes atteignent une durĂ©e de vie de vingt ans ou plus.

Petit : Chez certaines espèces, les petits tout juste éclos restent avec la mère pendant une longue période et peuvent être transportés sur son corps.

Autre : En tant que prĂ©dateurs d'insectes et de petits animaux, les araignĂ©es sont gĂ©nĂ©ralement bĂ©nĂ©fiques pour l'homme. Elles constituent Ă©galement une source de nourriture pour d'autres animaux.

Les essais entrepris en vue d'utiliser la soie d'araignée dans l'habillement se sont soldés par un échec économique. Toutefois, les chimistes ne désespèrent pas de réaliser un jour la synthèse en laboratoire de cette substance si solide et si légère. Bien que les araignées aient occupé une place de choix dans diverses mythologies, leur mauvaise réputation actuelle est probablement due à leur tendance à se cacher dans des endroits sombres, à leur apparence souvent effrayante et à une exagération du danger qu'elles représentent.

 

1- Présentation

 

Araignées, invertébrés à huit pattes.

 

Les araignées sont porteuses d'appendices antérieurs munis d'un crochet et de glandes venimeuses. Beaucoup d'espèces tissent une toile servant à capturer des proies. Comme les autres arachnides, les araignées sont le plus souvent terrestres. Quelques-unes, cependant, se sont adaptées à une vie en eau douce, en faisant provision d'air pour la plongée.

 

2- Anatomie

 

Le corps des araignées a une structure identique à celui des autres arachnides : il est composé d'un céphalothorax (ou prosoma) qui réunit la tête et le thorax, et d'un abdomen postérieur (ou opisthosoma). Les deux parties du corps sont reliées par un étroit pédicule qui confère à l'animal une grande souplesse.

 

2.1- Céphalothorax

 

Le céphalothorax porte généralement quatre paires d'yeux simples. Ces yeux sont plutôt gros chez les espèces qui chassent, et plutôt petits chez celles qui attrapent leurs proies par le biais de toiles complexes.

 

La première paire d'appendices, ou chélicères, porte un crochet se terminant par l'orifice de la glande à venin. Les deux appendices suivants, les pédipalpes, ressemblent à des pattes. Chez le mâle, les pédipalpes portent les organes copulatoires. Le céphalothorax porte également quatre paires de pattes locomotrices*.

*locomotrices : pour se dĂ©placer

 

Le cerveau présente des parties plus ou moins développées selon le sens, toucher ou vision, utilisé par l'araignée pour localiser ses proies.

 

2.2- Abdomen

 

L'abdomen porte les filières, dans lesquelles débouchent les glandes fabriquant la soie (glandes séricigènes) et les orifices respiratoires. L'appareil respiratoire des araignées est généralement constitué à la fois de poumons et de trachées. Chez certaines espèces, on ne trouve que des poumons ou que des trachées.

 

L'appareil digestif est spécialisé dans l'absorption d'une nourriture liquide : les proies sont prédigérées à l'extérieur du corps de l'araignée, puis le liquide est aspiré.

 

3- Utilisation de la soie

 

La soie des araignées est une protéine fibreuse sécrétée sous forme liquide, puis étirée. Une seule araignée peut tisser plusieurs types de soies. L'utilisation qu'elles en font est très diverse. Les araignées peuvent, par exemple, fabriquer des fils de secours qui les aident à retrouver leur chemin et à se retenir si elles tombent. Les petites araignées, en particulier les jeunes, tissent des fils, dits « fils de la Vierge », qui leur permettent de se faire porter par le vent, parfois sur des centaines de kilomètres. Les femelles fabriquent des cocons pour protéger leurs œufs. La soie sert également à réaliser des nids ou à tapisser les terriers.

 

La principale utilisation de la soie est cependant, pour un certain nombre d'espèces d'araignées, la réalisation de pièges à insectes : les toiles.

 

La diversité de ces toiles est un exemple remarquable de l'évolution des comportements instinctifs. Les toiles les plus simples sont irrégulières et généralement tissées à même le sol. Les toiles les plus élaborées, en particulier celles des araignées orbitèles, s'élèvent au-dessus du sol et sont orientées de manière à intercepter les insectes en vol. Le tissage lui-même est un processus complexe faisant intervenir des échafaudages en spirale. Pour réaliser sa toile, l'araignée sécrète deux types de fils : des fils collants et des non collants. Elle repère ses proies sur la toile par le toucher, grâce aux vibrations que génèrent les insectes capturés.

 

Dans certains cas, plusieurs araignées peuvent réaliser ensemble une grande toile, mais c'est une exception : les araignées sont rarement sociales.

J'kaz !
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Le Dimanche 14 Mai 2006Poster un commentaire
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